G et la notion du retard - problématique du temps juste.

Publié le par нар хиртэлт

Lorsque G est né les choses se sont passées de manière un peu anarchique. La mère s'est mis soudainement à avoir les contractions. Elle avait un autre enfant en bas-âge, qui avait besoin d'être changé. Les grand-parents paternels étaient là en fait; il s'était tourné vers la grand-mère disant que le petit avait besoin d'être changé. La mère avait dit au grand-père de le faire et  le grand père gauche et emprunté avait collé le lange au bébé totalement de travers. Ensuite les grand-parents paternels l'ont conduite à l'hôpital. la mère dit que les choses n'étaient pas prêtes pour elle malgré qu'elle sentait que le bébé allait venir. A  l'hôpital le médecin n'était pas là.  La mère dit  je n'accoucherai pas tant que le médecin ne sera pas là pour voir alors que le petit était prêt.

G était donc prêt, mais a été freiné dans son premier élan. On lui a fait comprendre que le moment qui était juste pour lui, ne l'était pas. Cela peut amener à une problématique de temps à savoir que le temps juste était plus tard que le moment qui était ressenti comme juste pour lui.

Le temps où il était prêt est donc un temps en "avance" par rapport au temps de la mère et de son désir de voir venir le médecin.

Donc G a intégré le fait que c'est bien juste de ne pas se présenter au temps juste afin de ne pas être trop tôt.

Sauf que son temps était le temps juste. Il est donc venu avec un décalage, qui lui fait juger que le temps  juste (même celui des autres) n'est pas le bon temps, qu'il faut qu'il arrive à son temps avec un décalage.

La mère de G et son père étaient d'ailleurs chroniquement en retard aussi pendant sa jeunesse ce qui renforce le message du temps décalé. Le fœtus/nouveau né peut avoir ainsi aussi intégré en plus aussi pris une problématique transgénérationnelle. Père prématuré trop en avance donc pas dans le temps juste et qui le compense par des retards pour être dans le temps juste. 

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/01/09/10657-limpact-naissance-sur-psychisme-lenfant

Citation: 

Pendant longtemps, on a considéré la naissance comme un traumatisme dévastateur, mais en réalité, s'il n'y a pas de pathologie particulière, le bébé est massé par les contractions qui le poussent vers le bas. Il se met dans un état de semi-sommeil, une forme d'hypnose qui va l'aider à traverser tout le processus sans souffrir jusqu'aux toutes dernières contractions, moment où il a été observé qu'il se réveille. Même le fameux «cri» dont on pensait qu'il était signe de douleur lorsque l'air arrive aux poumons peut très bien ne pas avoir lieu. Par contre, le bébé a besoin de retrouver à l'air libre certains éléments anténataux : bruits du cœur de la mère, odeur du liquide amniotique sur le téton maternel, voix familière de ses parents… Ces perceptions mémorisées sont fondamentales pour lui et agissent comme de véritables repères identitaires. C'est pour cela qu'aujourd'hui, l'un des premiers gestes de l'équipe est d'installer le bébé sur le ventre de sa mère pour une «mise au sein précoce».

 

http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Je-suis-toujours-en-retard

Citation

Rétablir un équilibre
Moins machiavélique et plus névrotique est le comportement de celui qui aimerait être à l’heure, mais qui, malgré ses efforts, n’y parvient pas. « Cela a à voir avec l’histoire de chacun, explique la psychothérapeute Agnès Payen de la Garanderie. C’est au travers de l’analyse et par la mise en mots que le sujet découvrira les origines de son comportement. » L’un de ses patients, né sept mois après le mariage de ses parents, s’était toujours entendu dire qu’il était prématuré. Pour faire entendre que c’était un mensonge, son inconscient l’incitait à rétablir l’équilibre en étant toujours en retard.

Cas possible du père de G.

 

 

autre citation vue ailleurs

 

La mère de Camille n'était pas la reine de la ponctualité. La jeune comptable en garde même un souvenir amer : «J’attendais le spectacle de fin d’année de mon école avec impatience. J’avais un rôle dans une scène clef du spectacle. Ma mère m’a emmenée en retard à l’école le jour J...» . Depuis cette immense angoisse, elle refuse d'être stressée par l'heure et finit par arriver systématiquement... en retard. Chez Anna, le retard est aussi une affaire de famille : «Ma tante est arrivée en retard à son mariage. Pour les repas de famille, nous donnons rendez-vous à midi pour être certains de passer à table à 13h30 », ajoute l'étudiante.

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