Cannabis et vision de Olivier Soulier

Publié le par нар хиртэлт

Cannabis et vision de Olivier Soulier
Cannabis et vision de Olivier Soulier

Le premier endocannabinoïde, arachidonoyl-éthanolamide (AEA), appelé aussi anandamide (ananda = bonheur), a été découvert en 1992 ; le 2-arachidonoyl-glycérol (2-AG) a été isolé peu après. Il s’agit des dérivés d’acides gras polyinsaturés : l’AEA est formé à partir de phospholipides membranaires provenant de l’acide arachidonique et le 2-AG est constitué à partir de triglycérides. Ils sont synthétisés et dégradés rapidement par les neurones et ne sont pas stockés dans des vésicules synaptiques.3

https://www.newsweed.fr/cannabis/effets-cannabis-cycle-menstruel-feminin/

 

Possédant un riche éventail de cannabinoïdes tels que, entre autres, le THC et le CBD, le cannabis est depuis longtemps utilisé en médecine traditionnelle pour traiter les affections de fertilité et de reproduction. Les scientifiques commencent tout juste à mettre en lumière l’importance du système endocannabinoïde dans les mécanismes biologiques qui contrôlent ces fonctions fondamentales.

 

Effets du cannabis sur l’ovulation

Plusieurs études ont été effectuées pour tenter de comprendre le lien entre le système endocannabinoïde et le cycle reproductif féminin. Les résultats ont démontré à maintes reprises que les taux d’anandamide, un endocannabinoïde crucial, variaient drastiquement à différents moments du cycle menstruel.

A lire : l’étude d’Oxford

L’anandamide semble atteindre son taux le plus élevé durant l’ovulation (le moment où l’ovaire libère un œuf). Comme l’anandamide est un agoniste des récepteurs cannabinoïdes, on pourrait s’attendre à ce que des taux élevés de THC (aussi un agoniste) n’auraient pas nécessairement un effet négatif sur l’ovulation.

Cependant, plusieurs études effectuées dans les années 70 et 80 suggèrent que le THC peut efficacement bloquer l’ovulation dans un grand nombre de mammifères, incluant les primates, bien qu’aucune étude ne semble s’être penchée spécifiquement sur les femmes. Il semblerait que cette capacité est dérivée du fait que le THC supprime la production d’une hormone critique au processus d’ovulation, l’hormone lutéinisante. Le cannabis réduirait alors la fertilité durant la phase d’ovulation.

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Réduire les douleurs des crampes menstruelles

Dans un grand nombre de cultures, partout au monde, le cannabis est un remède utilisé en herboristerie traditionnelle pour soulager les crampes menstruelles. Cas célèbre, la reine anglaise Victoria aurait elle-même eu recours au cannabis pour soulager ses crampes menstruelles.

le THC est réputé comme étant un puissant agent analgésique (calmant) et antinociceptif (inactivation des nerfs sensibles à la douleur). En plus de cela, le THC et le CBD ont le pouvoir de réduire l’inflammation, ce qui pourrait contribuer à la réduction subjective de l’inconfort.

Suppression de la production d’hormones pendant la phase prémenstruelle

Durant la phase prémenstruelle (aussi appelée phase lutéale), les fluctuations hormonales sont à l’origine d’une gamme de symptômes incluant la douleur, l’irritabilité, les sautes d’humeur, la fatigue et le gonflement. Il est bien connu que les niveaux de certaines hormones, telle la progestérone, augmentent de manière importante durant cette phase (alors que d’autres hormones, comme les œstrogènes, cessent complètement d’être produites).

Encore une fois, les mécanismes précis de l’action du cannabis ne sont pas encore connus, mais il est certain que le système endocannabinoïde y joue un rôle important, et que les femmes affectées de symptômes anormaux durant cette phase pourraient tirer avantage des traitements à base de cannabinoïdes.

 

Et en effet, le cannabis procure à un nombre incalculable de femmes un soulagement subjectif durant la phase prémenstruelle, bien que cette vertu pourrait davantage être associée aux effets anti-anxiété et relaxant du cannabis qu’à son influence directe sur les taux hormonaux.

Pourrait écourter le cycle menstruel

Une étude de 1986 se penchant sur les effets du THC sur l’hormone lutéinisante a noté une durée généralement plus courte du cycle menstruel chez les femmes à qui l’on avait administré du cannabis comparativement à celles à qui l’on a donné un placebo.

Ainsi, la recherche doit se poursuivre pour déterminer, avec une certaine certitude, si le cannabis raccourcit la durée du cycle menstruel chez les femmes, et de quelle manière.

Pourrait affecter l’implantation embryonnaire dans l’utérus

La dernière décennie a vu la publication d’un nombre important d’études costaudes examinant l’influence extrêmement précise qu’exerce le système endocannabinoïde sur différents processus clés en jeu durant la conception et le début de la grossesse.

Plusieurs de ces études ont trouvé que les taux d’anandamide variaient considérablement au cours du cycle menstruel, et qu’ils étaient à leur plus bas durant la période de nidation (brève fenêtre durant laquelle l’embryon peut s’implanter avec succès dans la muqueuse utérine, qui dure habituellement trois jours et qui commence six à neuf jours suivant l’ovulation). Dans les études où les taux d’anandamide ont été artificiellement augmentés durant ce stade précis, l’implantation échouait généralement.

A lire : l’étude d’Oxford

Étant donné que l’anandamide et le THC sont tous deux des agonistes des récepteurs cannabinoïdes, on pourrait croire que la consommation de THC durant la phase de nidation pourrait aussi entraîner le même effet (bien que ce raisonnement soit simpliste et ne puisse nécessairement s’appliquer à un système aussi complexe que le système endocannabinoïde).

Cependant, jusqu’à ce que des recherches additionnelles clarifient la possibilité que la consommation de cannabis à forte concentration en THC prévienne l’implantation de l’ovule fécondé dans la muqueuse utérine durant la période clé, il est hautement recommandé pour les utilisatrices de cannabis qui souhaitent devenir enceintes de cesser leur consommation au moins 24 heures avant leur fenêtre de nidation.

 

https://www.newsweed.fr/cannabis/systeme-endocannabinoide/

https://www.newsweed.fr/cannabis/systeme-endocannabinoide/

 

Le système endocannabinoïde, ou système endogène cannabinoïde (SEC ou ECS en anglais), est à la base de l’action du cannabis sur le corps humain. Sa découverte est assez récente et sa compréhension n’est pas totale. Qu’est alors le système endocannabinoïde ? Comment fonctionne-t-il ?

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Systeme endocannabinoide : qu’est ce que c’est?

Le système endocannabinoïde est un ensemble de récepteurs cellulaires et de molécules situés dans notre corps. Ces récepteurs spécifiques, appelés récepteurs cannabinoïdes, ont été isolé dans les années 1990 grâce à l’étude de l’action du cannabis sur le cerveau. Ils ont donc hérité du nom cannabis et du préfixe « endo » pour signifier qu’ils sont produits par le corps. Cette découverte n’aurait pas été possible sans le professeur israélien Raphael Mechoulam qui isola le THC en 1963 et remarqua alors que le corps produisait des actions similaires sans présence de THC.

Les récepteurs cannabinoïdes

Les récepteurs cannabinoïdes sont des protéines qui reçoivent des signaux chimiques de l’extérieur d’une cellule. Lorsqu’un signal chimique se lie à un récepteur, il entraîne une certaine forme de réponse cellulaire. Les récepteurs cannabinoïdes répondent à trois types de liants : les endocannabinoïdes produits par les corps mamillaires (une partie du cerveau situé près de l’hypothalamus), les phytocannabinoïdes produits par les plantes, et les cannabinoïdes synthétiques.

Le système endocannabinoïde est composé de deux récepteurs, les CB1 et les CB2.  Le récepteur CB1 est essentiellement présent dans le cerveau et les terminaisons nerveuses. Le récepteur CB2 se retrouve un peu partout dans le corps, dans le système immunitaire et dans les membranes des cellules immunitaire. On retrouve également des récepteurs dans la rate, les os, les amygdales et la thyroïde.

Les scientifiques soupçonnent l’existence d’un troisième récepteur mais celui-ci n’a pas encore été isolé.

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Les endocannabinoïdes

Les endocannabinoïdes désignent des molécules produites par le corps et qui se lient aux récepteurs endocannabinoïdes. Pour le moment, la science distingue surtout deux grands types d’endocannabinoïdes.

Le premier est le neurotransmetteur anandamide, ou l’hormone du bonheur. L’anandamide est connue pour être à l’origine de la joie et de la bonne humeur. Sa concentration dans le corps est régulée par l’enzyme FAAH, une molécule agoniste, qui se lie aux récepteurs CB1 et CB2.

Le deuxième endocannabinoïde est le 2 arachidonylglycerol ( 2 AG pour simplifier). Celui fonctionne essentiellement avec le récepteur CB2 bien qu’il puisse également se lier avec le CB1.

D’où viennent les endocannabinoïdes ?

Depuis que nous sommes tout petits, notre nourriture nous apporte les endocannabinoïdes. On en trouve énormément dans le lait maternel et dans les Oméga 3, et sont surtout présents dans les acides gras des aliments.

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Une étude réalisée sur des animaux et publiée par l’American National Health Institute montre un changement de caractère lorsque l’animal subit une diète d’acide gras. Le système endocannabinoïde est donc également régulé par notre alimentation.

Quelles différences avec les cannabinoïdes de la plante?

Le THC est un phytocannabinoïde. Celui-ci a les mêmes propriétés que l’anandamide, et se fixe directement sur les récepteurs CB1 et CB2 pour imiter les effets des endocannabinoïdes.

Le cannabidiol, ou CBD, lui, ne se fixe pas sur les récepteurs endocannabinoïdes, mais agit sur l’enzyme FAAH. Le CBD l’empêche alors de réguler la concentration d’anandamide. La quantité d’anandamide augmente, ce qui favorise la réponse endocannabinoïde protectrice innée du corps. Le CBD ira également s’opposer à l’action du THC sur le récepteur CB1, allant ainsi contre les effets psychoactifs de la molécule.

Quel est le rôle du système endocannabinoïde ?

Le système endocannabinoïde serait à l’origine de l’homéostasie, le processus de régulation qui permet de conserver le fonctionnement normal de l’organisme. Ce mécanisme influe sur les fonctions essentielles du corps humain : la faim, la digestion, la douleur, l’énergie, le sommeil, l’appétit, les fonctions motrices, les fonctions reproductrices, le plaisir, la régulation de la température corporelle… Pour résumer, ces endocannabinoïdes sont l’explication de la bonne entente entre le corps et l’esprit.

Cependant le système endocannabinoïde peut être défaillant. La rupture du système endocannabinoïde est appelé « carence endocannabinoïde clinique ».  Lorsque le système endocannabinoïde ne régule plus votre corps, les fonctions citées précédemment peuvent être affectées.

L’utilisation de cannabis médical peut alors venir pallier certains déficits en endocannabinoïdes et traiter certains dérèglements du système endogène cannabinoïde. Lorsque le THC se fixe sur les récepteurs CB1 et CB2, il module l’action des récepteurs cannabinoïdes et rééquilibre leur fonctionnement. Par exemple, en activant massivement les récepteurs CB2 contenu dans les articulations, le cannabis permet de calmer l’inflammation de celle ci en cas d’arthrite. Il contrôle en l’occurrence le déclenchement de l’information « douleur dans l’articulation ».

Les propriétés médicales du cannabis sont donc le résultat de l’action du cannabis sur le système endocannabinoïde. Ce dernier nécessite encore de nombreuses recherches pour être totalement compris.

https://www.sulm.ch/pipette_magazin/files/pipette/2016-04/pipette_4-2016-010_F-Zufferey_Cannabinoides-et-fertilite.pdf

 

https://www.newsweed.fr/cannabis/anandamide/

En raccourci, l’anandamide (ou arachidonoylethanolamine) est la version humaine du THC. Surnommée « molécule du plaisir », Willam Devane l’a découverte lors de ses travaux avec Raphaël Mechoulam, l’homme qui a, lui, découvert le THC. La racine Ananda vient du Sanskrit « plaisir ».

Quelques études ont tenté de décrypter le rôle de l’anandamide :

  • sur l’humeur (ici et ici) : des taux bas d’anandamide sont corrélés avec des niveaux de stress et d’anxiété
  • sur la douleur (ici) : l’anandamide régulerait la douleur et l’inflammation par des canaux spécifiques
  • sur la sensation d’après-sport (ici) : le « high du coureur » serait en partie dû à cette molécule
  • sur l’appétit (ici et ici) : elle déclencherait le besoin d’allaiter chez les nouveaux-nés, l’anandamide étant délivrée par le lait maternel, et favoriserait l’appétit
  • sur la mémoire : les études sont plus contradictoires. Certaines parlent de stimulation de la neurogénèse, alors que d’autres établissent le contraire.

 

https://www.newsweed.fr/cannabis/anandamide/

En raccourci, l’anandamide (ou arachidonoylethanolamine) est la version humaine du THC. Surnommée « molécule du plaisir », Willam Devane l’a découverte lors de ses travaux avec Raphaël Mechoulam, l’homme qui a, lui, découvert le THC. La racine Ananda vient du Sanskrit « plaisir ».

Quelques études ont tenté de décrypter le rôle de l’anandamide :

  • sur l’humeur (ici et ici) : des taux bas d’anandamide sont corrélés avec des niveaux de stress et d’anxiété
  • sur la douleur (ici) : l’anandamide régulerait la douleur et l’inflammation par des canaux spécifiques
  • sur la sensation d’après-sport (ici) : le « high du coureur » serait en partie dû à cette molécule
  • sur l’appétit (ici et ici) : elle déclencherait le besoin d’allaiter chez les nouveaux-nés, l’anandamide étant délivrée par le lait maternel, et favoriserait l’appétit
  • sur la mémoire : les études sont plus contradictoires. Certaines parlent de stimulation de la neurogénèse, alors que d’autres établissent le contraire.

Publié dans décodage

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