MTC et Tao par F. Jordan

Publié le par нар хиртэлт

MTC et Tao par F. Jordan

Pour atteindre le Ciel, il faut passer par la Terre: une petite histoire de fréquences.

En spiritualité, et surtout depuis l’avènement du mouvement New Age, on parle souvent de « monter sa fréquence », pour signifier que l’on aurait atteint un certain état spirituel. Pourtant, aucun système traditionnel n’a jamais fait correspondre « hautes fréquences » et spiritualité.

En réalité, lorsque les gens décrivent des « états spirituels », et que nous prenons des mesures, on constate l’inverse : pour les fréquences couramment mesurées, comme le rythme cardiaque (en moyenne 1.2 Hz lorsqu’il bat 72 fois par minute) ou les ondes cérébrales, les fréquences ont tendance à DIMINUER en état méditatif.

Pour prendre l’exemple des ondes cérébrales, nous fonctionnons en mode normal, c’est-à-dire en mode beta, à 14Hz et au-delà. Lorsque nous nous détendons, et passons en ondes alpha, nous oscillons entre 8 et 13 Hz. En état méditatif profond, notre rythme thêta oscille entre 4 et 8 Hz.

Notons également, que d’une manière générale, notre corps « résonne » à des fréquences également très basses, bien connues des spécialistes des transports depuis l’avènement de l’industrialisation. Les différentes parties de nos corps vibrent à des fréquences comprises entre 2 et 30 Hz.
Mais ce qui est très intéressant, ce sont les détails. Notre corps résonne à différentes fréquences, mais la zone du bassin oscille entre 4 et 8 Hz, et celle du thorax entre 5 et 10 Hz.

Or qu’est-ce qui oscille dans cette gamme de fréquence ? La Terre. Son rythme est de 7.8 Hz. Ces deux zones résonnent donc à la fréquence de la terre.

Nous avons donc à faire à un paradoxe apparent : pour atteindre le Ciel, ce que nous définissons comme « spirituel », il semble bien que nous devions obligatoirement passer par la Terre…

Que pouvons-nous en déduire ? Simplement que la notion de spiritualité, quand elle est réelle et ancrée, amène obligatoirement vers une forme d’écologie naturelle.

En effet, à partir du moment où nous nous rejoignons régulièrement les fréquences de la terre, nous prenons conscience de notre dépendance à son égard, même si nous n’étions pas particulièrement portés sur ce sujet auparavant. Cela amène alors une conscience de l’écologie qui coule de source et n’a rien de réactif ni de militant. C’est une écologie douce, évidente, tranquille.

Nous pouvons aussi remarquer que les pratiques traditionnelles, invitant à se concentrer sur le cœur ou dans le bassin, ont en réalité beaucoup de sens.

Le bassin a la fréquence la plus basse, et vibre au même rythme que les ondes thêtas, celles que nous générons en méditation profonde.

La région du cœur vibre à la même fréquence que les ondes alpha, plus ou moins. Ainsi, le travail traditionnel consistant à « poser les fondations » dans le bassin est en fait extrêmement rationnel et constitue le socle permettant ensuite d'explorer d’autres rythmes au niveau du thorax, notamment.

Dans la tradition taoïste on parle du Dan Tian inférieur, et du Dan Tian médian, deux hauts lieux corporels de transformation.

Enfin, on comprend pourquoi la spiritualité chinoise va par trois, et non par deux. Pour atteindre le Ciel, il faut l’Homme et la Terre. Deux termes ne suffisent pas.

Bonne pratique!

Publié dans techniques, QiQong

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